Mohammed Marouazi invité du 20/20 Miss Outlet

A peine rentré de son voyage à Rome, notre "Andy Garcia" national s'est prêté au jeu du 20/20 de Miss Outlet, avec le sourire et toujours optimiste. Vie de couple, débuts et difficultés vécues dans le monde du Cinéma, Mohammed Marouazi, nous révèle tout, sans retenu... Action !
1/20 : Thé ou café ?

Md : Les 2 ! (Rires). Mais à chacun son temps : le café le matin et le thé à n’importe quel moment de la journée. Mais le café du matin est primordial ! (Sourire)

2/20 : Théâtre ou cinéma ?

Md : Cinéma. Le théâtre, je l’aime mais je suis vraiment désolé pour mon pays parce qu’il reste incompris hélas…C’est un amour que je cache précieusement dans un coffre pour mes enfants, en espérant que cet art sera mieux compris dans les années à venir, au Maroc. Je ne pense pas qu’il y ait un artiste qui n’aime pas le théâtre.

3/20 : Un plat préféré ?

Md : Tajine berbère, avec des légumes et pas de viande ! (Sourire).

4/20 : La chanson que tu murmures les plus souvent ?

Md : C’est une chanson japonaise qui chante un arbre qui est le Sakoura. C’est ma chanson préférée, je la murmure pour mon fils Jad et je la prépare pour mon prochain….(Scoop Miss Outlet ! )

5/20 : Si tu étais un film, tu serais …

Md : Difficile de faire un choix vu que j’en vois tous les jours ! Sourire). Je pense que je vais opter pour un réalisateur plutôt, qui m’inspire dans chacun de ses films : Akira Kurosawa. Des films comme « Château d’araignée », ou encore « Ran » qui est pour moi le top du top ! Celui qui aime le cinéma et le théâtre ne peut pas ne pas aimer ce film.

6/20 : Ton dernier voyage ?

Md : Rome ! Une ville que j’adore et que je n’échangerai pas contre Venise ! (Rires)

7/20 : Ton rapport à la mode ?

Md : La mode, pour moi, c’est beau mais je n’en fait pas un élément journalier. Et ça me donne une idée sur l’intelligence d’un artiste. Je ne veux pas forcément porter une signature pour qu’on me mette dans une case, ou me catégoriser dans un profil en particulier ! Pour un rôle, oui ! J’ai déjà demandé du Hugo Boss, dans mon dernier film par exemple, parce que ça s’y prêtait.

8/20 : Comment définirais-tu ton style vestimentaire ?

Md : Simple, reposant dans le toucher et le regard des autres ! (Sourire). Je ne porte pas des couleurs flashy. J’aime passer inaperçu.

9/20 : Quel est le style féminin qui vous attire le plus ?

Md : Ma femme m’emmène beaucoup chez Zara ! (Rires) Un mélange de classe et de naturel ! J’aime aussi l’originalité. Par exemple, ma femme se fait ses propres coupes, elle aime créer ! Et porter des choses qu’elle ne trouvera pas chez les autres !

10/20 : Un parfum ?

Md : Egoïste de CHANEL.

11/20 : Comment as-tu pris la décision de devenir acteur ? Hasard ou pas du tout ?

Md : Un hasard, un accident même ! (Rires). J’étais à la faculté des lettres de Rabat et j’ai rencontré une jeune comédienne qui s’appelle Salima Ben Moumen. J’ai commencé à prendre des cours et à 22 ans, je me mets devant un public. C’était nul, on nous a applaudit par sympathie ! (Rires). Cette expérience m’a poussé à aller plus loin et à travailler, me perfectionner. J’ai donc abandonné la faculté pour l’Institut D’arts Dramatiques de Rabat.

12/20 : Le passage par une formation d’Arts dramatiques est essentiel donc ?

Md : Oui je pense. C’est important pour cerner plusieurs personnages. Ne pas répéter le même rôle à chaque fois. Quand tu vois qu’un grand comme Robert De Niro, à 50 ans, est retourné à l’Actor Studio et leur a demandé de lui faire faire la vidange ! C’est incroyable ! (Rires). Tu te dis « quelle humilité ! » .

13/20 : Comment est venu ton premier film ?

Md : Grâce à l’ISADAC. C’était un film italien. J’avais mes écouteurs, je chantais une chanson d’Eros Ramazotti. Je parle cette langue, en fait. Il y avait le casting du réalisateur italien : Roberto Giannarelli, à l’école. Son assistante m’a entendu en train de chanter et me demande si je parlais italien. Je lui réponds que oui et elle me prend par la main et annonce à l’équipe : « C’est bon, on a trouvé notre gars ! ». (Rires). Faire un film pour un premier année, c’était mal vu et même défendu mais grâce à des intervenants, j’ai pu vivre cette belle expérience. J’ai commencé à devenir accro au Cinéma et à vouloir faire d’autres films. J’ai contacté Hassan Benjelloun, par la suite, qui m’a donné ma chance dans « Les amis d’hier ». Je commence à toucher à de grands réalisateurs comme Ahmad Boulane, Kamal Kamal et je sens que le cinéma commence à m’adopter…(Sourire).

14/20 : Quel serait ton plus beau souvenir cinéma ?

Md : Je l’attends toujours…(Sourire).

15/20 : Dans quel film aurais- tu aimé jouer ?

Md : Scarface ! Le rôle du méchant qui a une bonne cause. Je ne veux plus faire les rôles de gentils ou de jeunes premiers ! (Rires).J’ai joué le méchant une fois dans « Rih lbhar » et ça a très bien fonctionné.

16/20 : As-tu déjà été tenté par une carrière internationale ?

Md : Une carrière internationale, pas vraiment mais des collaborations avec l’étranger, oui ! Je tourne actuellement pour une série qui va être diffusé sur Canal +, « Kaboul Kitchen ». C’est plus pour voir comment ils fonctionnent, lire leur scénario, voir comment ils travaillent. Je suis très curieux de nature. Ce qui est frustrant aussi, c’est que j’ai touché l’équivalent du cachet de 30 épisodes d’une série marocaine en un épisode seulement pour cette série. 1 épisode français coûte 30 épisodes marocains ! Comment voulez vous avoir la qualité qu’il faut et un résultat satisfaisant ?

17/20 : Qu’est ce qui empêche le Maroc de ressembler à des pays comme la France, cinématographiquement parlant ?

Md : Le manque de professionnalisme au Maroc pose problème, vraiment. On ne respecte pas l’art. L’art n’existe pas ici, seul l’argent existe. C’est dommage. Exemple : la majorité des lauréats de l’ISADAC, seule école d’art au Maroc, chôment ! Alors que leur formation permet de former des gens, on préfère recruter des gens, qui viennent de milieu quelconque pour former nos acteurs et artistes. Est-ce que c’est un complot contre l’Art ? J’espère que ça va avancer un jour…Je reste optimiste et je crois en mon pays et à son potentiel. Au talent de la nouvelle génération aussi ! (Sourire).

18/20 : Et d’un point de vue plus personnel, peut-on concilier vie privée et vie professionnel quand on est des personnes publiques comme vous ? (Marié à Sanaa Akroud)

Md : A la maison, chacun à sa chambre pour travailler et on se consulte souvent. Son avis compte beaucoup et on parle énormément. La communication au sein du couple est primordiale. En ce moment, elle écrit un scénario et teste les scènes sur moi…Je suis mort de rire à chaque fois ! (Rires). Ça remplit une vie tout ça ! J’espère que ça va continuer comme ça, en tout cas moi j’y crois et le respect mutuel est là !

19/20 Et comment s’est faite la rencontre avec Sanaa Akroud ?

Md : Elle cherchait un mari à la TV (Série L3okba lik où l’héroïne est à la recherche du mari idéal), j’ai donc décidé de tenter ma chance et de l’appeler ! (Rires). Au fait, on est des amis de longue date. Un jour , on se voyait autrement que des amis et je suis allé demander sa main à ses parents à Taroudant. J’avais peur que cette fille formidable et reposante m’échappe des mains ! (Sourire).

20/20 : Vous êtes papa aussi, encourageriez-vous votre fils à suivre votre chemin ?

Md : Non pas vraiment ! Si mon fils a l’âme d’un artiste, je serai le plus fier des papa, mais qu’il en fasse son métier dans un pays comme le Maroc, c’est quelque chose que je n’encouragerais pas. Après, comme j’ai dit, je reste optimiste et j’ai foi que les choses changent avec les générations à venir…On verra ! (Sourire).

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