Hicham Nazzal l’interview 20/20 Miss Outlet

En pleine préparation de son nouveau programme culturel intitulé "Roméo et Juliette", Hicham Nazzal, a accepté de se prêter au jeu du 20/20 de Miss Outlet. A quelques jours seulement du Festival International du Film de Marrakech, c'était l'occasion de revenir sur sa mission en tant que maître de cérémonie pour la 7e édition du festival, de parler de son amour pour le cinéma et sa carrière dans le monde de la TV.
1. Thé ou café ?

HN : Tout dépend de l’heure et de l’endroit !

En tant que véritable stakhanoviste, cumulant mon métier d’animateur télé (ndlr : nouvel animateur de prime-time de France 2), acteur (ndlr : actuellement dans la série choc « Braquo 2 » tous les lundis sur Canal Plus), producteur télé (Nrj12, France 24, Orange Cinéma, France 3 Ile de France), le café est très efficace pour tenir des journées extrêmement longues !

Le thé est pour moi le plaisir de la détente, dans mes adresses préférées près de chez moi dans le centre de Paris, même si rien ne vaudra celui de ma Grand-Mère à Casablanca.

2. Si tu étais une ville....

HN : J’aime profondément Paris. Son romantisme, son architecture, sa culture foisonnante, et surtout cette chance formidable qu’elle me donne, moi le fils d’immigrés, en me gâtant incroyablement professionnellement chaque jour davantage. Même si mon cœur reste partagé avec Casablanca et Marrakech, où une grande partie de ma famille réside.

3. Ton film culte...

HN : « Breaking the Waves » (ndlr : film de Lars Von Trier, 1996. Grand Prix du jury au Festival de Cannes. Meilleur Film et Meilleure Actrice aux Prix du Cinéma Européen, César du Meilleur Film Etranger). Le film parle pour lui. Le scénario est un modèle d’écriture. L’actrice principale Emilie Watson est bouleversante. J’ai dû le voir une dizaine de fois.

4. Un trait de caractère qui te touche chez l’autre ?

HN : La bonté, et l’intelligence.

5. Ta principale qualité et ton pire défaut

HN : Être très exigeant avec moi-même est, je pense, une qualité. C’est parfois aussi mon pire défaut !

6. Ta chanson préférée ?

HN : Pas de chanson en particulier, mais des compositeurs et des morceaux. La « Sarabande » de Bach par exemple. Chopin aussi m’émeut particulièrement.

7. Une grande campagne de presse a salué en toi le nouveau visage de la « diversité » sur France 2, comment réagis-tu ?

HN : Je réagis avec la certitude du chemin accompli. J’ai plus de 10 années d’expérience. A 32 ans, ça commence à faire du métier et cela représente donc un certain savoir-faire. J’ai animé sur la chaîne Marocaine 2M des émissions de divertissements en prime-time (ndlr : Studio 2M) et des émissions culturelles (ndlr : quotidiennes du Festival de Marrakech et du Festival de Cannes) qui ont rencontré un très grand public et qui ont été unanimement saluées par la presse Marocaine. Ajoutons à cela 10 ans d’expérience de métier d’acteur dans des films et séries en France. Je suis un acharné de travail, et une force de proposition permanente. La chaîne publique France 2 a été séduite par mon profil somme toute assez complet. C’est cette « diversité d’expériences » qui m’a permis d’intégrer leur équipe d’animateurs. En aucun cas je n’ai été engagé pour mes origines. Le Président de France Télévisions Rémy Pflimlin et Bertrand Mosca, patron de France 2, me permettent avec créativité, force et enthousiasme de déployer toute la palette de cette diversité d’expériences à travers un programme culturel (ndlr : « Roméo et Juliette ») que je tourne depuis 4 mois et qui sera diffusé au printemps 2012. Nous travaillons également sur d’autres programmes que je pourrais incarner. Cette confiance est une exigence dont je saurai être à la hauteur.

8. L’étiquette du beau brun ténébreux, est-ce un grand atout pour réussir ?

HN : Mon atout, c’est ma seule force de travail.

9. Autre sujet marquant, au Maroc, tu as été l’un des premiers artistes à prêter ton image pour la dernière campagne de l’Association de Lutte Contre le Sida, pourquoi cet engagement ?

HN : La lutte contre le SIDA est une question pour moi de santé publique, qui touche les générations futures. Beaucoup d’artistes Marocains ont refusé d’associer leur image à cette cause lors de cette campagne pourtant courageuse et unique dans le monde Arabe. Je félicite les autorités Marocaines d’avoir lancé cette opération et l’ALCS Maroc pour son courage. C’était un devoir de citoyen pour moi de m’y associer.

10. Revenons à France 2. Tu as été très courtisé par les chaînes TV Françaises, récemment, comment s’est fait ton choix pour le service public ?

HN : J’ai rencontré différents décideurs au printemps dernier. Différentes chaines ont montrées clairement leur intérêt quant à mon travail lors du mercato de mai dernier. Mon choix s’est porté sur France 2, car le discours de ses dirigeants a trouvé de l’écho en moi. Le programme culturel que je tourne actuellement depuis 4 mois, intitulé « Roméo et Juliette » (ndlr : Hicham suit en immersion 40 lycéens qui montent sous la direction du célèbre metteur en scène Alain Sachs, lauréat de 7 Molières, la création de la pièce de W. Shakespeare au Théâtre de l’Odéon de Paris. Une émission diffusée en prime-time au printemps 2012) est le choix du cœur. C’est un programme de qualité, fait de valeurs, qui j’en suis sûr rencontrera son public. Je me sens en adéquation justement avec ces valeurs défendues sur le service public. Notre collaboration s’inscrira dans la durée et dans ce sens.

11. Après avoir marqué la chaîne Marocaine 2M par ton émission, tu as été choisi pour être le Maître de Cérémonie de la 7ème édition du Festival International du Film de Marrakech en 2007. Comment t’es-tu préparé à une telle mission ?

HN : Avec concentration, car c’est un événement très suivi et très commenté, ses présentateurs en premier chef ! Cela a été une édition du Festival marquante, avec des invités, que j’ai reçus sur scène, aussi emblématiques que Léonardo di Caprio, Mustapha Derkaoui, Martin Scorsese, Catherine Deneuve...

Comme toutes mes aventures, j’y suis allé avec enthousiasme, sourire, le plaisir de travailler avec des équipes de qualité. On ne fait rien sans ses équipes, et j’ai été très bien entouré, en premier lieu la comique Hanane Fadili, co-équipière chic et choc !

12. Quelle personnalité rencontrée lors du FIFM t’a le plus marqué ? Une anecdote à partager avec nous ?

HN : Le public Marocain m’a touché par son amour du Cinéma. Je ne pouvais pas recevoir, moi l’amoureux du 7ème art, plus grande marque d’affection.

13. Que penses-tu de la programmation de cette 11ème édition ? Seras-tu présent cette année à Marrakech ?

HN : Cette programmation est ambitieuse. Emir Kusturica fera j’en suis sûr un excellent Président. Le coup de projecteur donné au Cinéma Mexicain est très pertinent. Toutes mes activités m’empêchent malheureusement d’être présent lors de cette grande fête. Je suis fier que le Maroc organise un tel événement, qui est une belle vitrine quant à la vitalité culturelle du pays.

14. Retour justement sur le Cinéma. Tes premiers pas sur grand écran, tu les avais fait en 2006 sur le film « Munich » de Steven Spielberg....Comment s’est déroulée ta première rencontre...et le tournage ?

HN : J’avais en effet déjà eu de belles expériences dans des téléfilms Français, toutes chaines confondues, avec de bons scores d’audience. Mais à l’époque, je n’avais en effet pas encore tourné pour le cinéma. J’ai été auditionné à Paris pour le film « Munich », parmi de nombreux comédiens, et peu de temps après, l’équipe de Steven Spielberg m’appelle pour me confier un rôle. C’était un rôle modeste, mais l’expérience a été formidable et très formatrice. J’ai tourné 15 jours à Budapest en Hongrie, et être dirigé par ce Maître du 7ème Art est un souvenir que je ne suis pas prêt d’oublier. Ce tournage m’a donné confiance, et j’ai eu l’opportunité ensuite d’enchaîner de nombreux films, dans des rôles importants, dont dernièrement « La Grande Villa » de Latif Lahlou, dans le rôle principal, sorti au Maroc l’an passé.

15. En plus d’être acteur, animateur et producteur tu écris également, des scénarios, des concepts d’émission.. Connais-tu le syndrome de la page blanche ? Quel est ton secret pour le combattre ?

HN : L’écriture est quelque chose de très important pour moi, les mots en général. Cet accès à la langue Française est quelque chose de nouveau dans ma famille, car mes parents ne savaient pas écrire cette langue. Je me fais d’ailleurs toujours un devoir d’enrichir ma culture de la langue Française, si riche !

Mais ce travail d’écriture est différent, selon qu’il s’agisse de scénario de film ou de concept d’émission. En ce moment, mes efforts sont dirigés sur les émissions télé sur lesquelles je travaille. Un scénario de film est également en ce moment en circulation auprès de différents réalisateurs.

16. Si dans un futur (proche ou éloigné) tu te retrouvais directeur des programmes d’une chaîne TV. Comment imaginerais-tu la TV de demain ?

HN : Directeur des programmes est un travail titanesque qui demande une implication totale. Et une expérience, une vision, qui s’acquiert avec les années. Je ne suis qu’au tout début d’un chemin. J’ai encore beaucoup à apprendre. J’avance avec humilité.

17. Si tu n’avez pas fait ce métier, tu aurez-rêvé être… ?

HN : J’aurais adoré travailler dans le monde du sport de haut niveau, auprès de sportifs. Dans une autre vie....

18. A quand la prochaine émission à la télé Marocaine de Hicham Nazzal ?

HN : Tout dépend du programme proposé, et de l’envie du diffuseur. Et surtout de mes disponibilités !

19. Que peut-on te souhaiter pour 2012 ?

HN : De continuer à être entouré de ceux que j’aime.

20. Un dernier mot ?

HN : Toutes mes amitiés aux lectrices et lecteurs de Miss Outlet !

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