20/20 Missoutlet avec Assâad Bouab

Sitôt le tournage de Road Nine, son dernier film, terminé, Assâad Bouab n’a pas dit « non » à une interview 100% Missoutlet! D’un naturel à couper le souffle et d’une gentillesse déconcertante, celui qui nous aura toutes marquées dans son rôle de Mao dans Marock nous dit tout sur ses débuts, sa carrière, ses passions…On aurait presque envie de dire : Whatever Assâad wants ! C’est parti…
1/20 : Thé ou café ?

Assâad : Thé

2/20 : Si tu étais une saison, tu serais… ?

Assâad : Le printemps, même si je suis né en été ! (sourire)

3/20 : Si tu étais une chanson tu serais…

Assâad : The remedy de Jason Mraz, en acoustique elle est extraordinaire !

4/20 : Si tu étais une ville, tu serais…

Assâad : Aurillac, ma ville natale, une ville perdue, tranquille, dans les montagnes où il y a des vaches.(Sourire)

5/20 : Si tu étais un film, tu serais …

Assâad : Si je m’écoutais je dirais tous les films du muet au film couleur ! (Rires) Mais si j’avais à donner une réponse plus précise , je dirais Gladiateur, Troy pour cette période de l’histoire que j’aime beaucoup ! Ou alors côté série, Rome !

6/20 : Si tu étais un personnage célèbre, tu serais…

Assâad : Sallahdine ! C’est prétentieux de ma part de dire, je serais Sallahdine ! (Rires)…Mais je trouve que c’est une image emblématique du monde arabe, qui a réussit à réunir tous les arabes à l’époque sous le même drapeau…c’est fort !

7/20 : Ton style de vêtement ?

Assâad : Très sobre, pas à la une du tout ! Jean, converse, et T shirt qui ne me gratte pas ! (Rires)

8/20 : Est ce que tu aimes la mode ?

Assâad : J’aime bien. J’aime beaucoup voir les gens "fashion", c’est beau ! Je fais très peu de shopping, et ce n’est pas bien, il faut que je m’y mette ! Pour moi s’habiller c’est fonctionnel mais ça change quand je fais un film, j’adore essayer des nouvelles choses pour un rôle !

9/20 : Ton parfum du moment ?

Assâad : Gucci by Gucci pour Homme, un peu ambré…j’aime beaucoup !

10/20 : Ta principale qualité et ton pire défaut ?

Assâad : Je vais les inverser ! Ma plus grande qualité c’est l’impulsivité et mon plus grand défaut, selon mes amis, c’est que je suis trop généreux…

11/20 : Comment est née ton envie de devenir acteur ?

Assâad : C’est né, et c’est triste à dire, d’un ennui terrible à la fac ! (Rires). Je me suis inscrit à des cours de théâtre, les cours Florent. J’y ai vraiment pris goût et je m’y suis révélé ! Ensuite j’ai tenté le conservatoire que j’ai réussit à décrocher…et c’est là où je me suis vraiment dit « c’est ça que je veux faire ! ».

12/20 : Et ça a été difficile pour toi de tout plaquer pour devenir acteur ?

Assâad : Non pas vraiment, j’ai des parents très ouverts et compréhensifs. Bien sûr, comme tous les autres parents, ils ont été sceptiques au début, mais m’ont juste conseillé de faire des études en parallèle au cas où…et c’est ce que je fais ! J’ai fait Eco gestion, j’avais ma chambre à la cité universitaire, je dormais, je me réveillais et j’allais au théâtre en fait ! (Rires)

13/20 : Et comment est venu Marock ? Ton premier grand rôle ?

Assâad : Par casting ! J’ai rencontré la directrice des castings pendant une soirée, elle a vu que je parlais arabe et m’a demandé de venir passer le casting. Je l’ai passé et j’ai eu le rôle ! Incroyable ! Ce fut pour moi une superbe expérience parce que nous étions une bande de jeunes, pour la plupart débutants, on était sur le même piédestal !

14/20 : Plusieurs films ont suivi après dont le film « Rose et Noir » de et avec Gérard Jugnot, comment s’est faite la rencontre, comment as-tu vécu l’expérience ?

Assâad : Par casting. Le premier casting s’est fait sans Gérard Jugnot…On m’a rappellé ensuite pour un second casting avec lui où on m’a fait essayer la fameuse perruque blonde ! Et il a décidé de me prendre dans son film, c’était extraordinaire ! On a fait trois mois de tournage dont un mois et demi à Séville…Ce n’était pas la même chose que Marock, l’équipe était moins jeune, avec des gens expérimentés et dans le milieu depuis longtemps ! C’était un peu de pression les premiers jours, mais ça se détend au fur et à mesure quand on apprend à se connaître et quand on commence à se familiariser avec tout le monde.

15/20 : De tous les rôles dans lesquels tu as joué, quel est celui qui t’as le plus marqué ?

Assâad : Je vais en citer deux ! Tout d’abord Indigènes parce que c’est historique et c’est une partie de l’histoire qui a marqué et qu’on ne connaissait pas bien. Je jouais le frère de Sami Naciri et dans ma vie je suis petit frère aussi… J’ai joué ce goumier, qui pendant la deuxième

guerre mondiale, rentre dans une église alors qu’il est musulman ! C’est quelque chose qui me parle, parce que ma mère est française chrétienne et mon père est marocain musulman. Petit, j’ai déjà été a la mosquée et à l’église. Le deuxième c’est mon rôle dans Kandisha où je joue un conteur et ça se rapproche beaucoup de ce que j’ai fait, du théâtre ! Une nuit, pour le rôle, on a tourné à Jamâa El Fna où j’ai fait le conteur ! Il y avait les figurants mais également des passants qui s’arrêtaient… C’est un superbe souvenir !

16/20 : Avec qui as-tu particulièrement aimé jouer ?

Assâad : Je n’ai pas beaucoup joué avec lui mais je dirais Sami Bouajila ! Dans Zaina et Indigènes on a tourné quelques scènes, on s’est beaucoup croisé et j’ai beaucoup apprécié tourner avec lui ,même peu… C’est quelqu’un avec qui j’aimerai beaucoup rejouer !

17/20 Tu viens de terminer le tournage de ROAD NINE à Marrakech, racontes-nous l’expérience…

Assâad : Il s’agit d’un binôme et je joue le rôle de l’homme…euuh c’est normal en fait (Rires), jusqu’à preuve du contraire ou d’un éventuel travestissement ! (Rires). Donc je disais qu’il s’agissait d’un binôme : Béatrice Rosen et moi qui travaillons dans un pub et nous nous retrouvons en cavale à cause d’une histoire de bijoux. C’est un road movie romantique un peu difficile à étiqueter… Sebastien Rossi le réalisateur a apprécié mon travail dans Marock et m’a proposé le rôle…Comme quoi, Marock m’apporte encore beaucoup jusqu’à aujourd’hui ! (Sourire)

18/20 : Qu’en est-il de ton actualité ?

Assâad : Je suis sur un nouveau projet, une pièce de théâtre sur les 1001 nuits ! Les répétitions devaient se passer en Égypte mais elles se feront finalement au Maroc à mon plus grand bonheur ! (Sourire). C’est l’idée d’un metteur en scène anglais : Tim Supple qui est extraordinaire puisqu’il nous fait redécouvrir les 1001 nuits des premiers textes : avec de la chair et du sang… la vraie version ! pas ce que les gens connaissent ou les contes pour enfants. Il réunit des acteurs du monde arabe : syriens, égyptiens, algériens, marocains, palestiniens, libanais…pour une tournée mondiale !

19/20 : Qu’est ce qu’on pourrait souhaiter à Assâad Bouab ?

Assâad : La santé et de toujours garder la pêche ! (Sourire). Côté professionnel, j’aimerais beaucoup jouer des personnages à contre emploi, ou poétique comme dans l’univers de Faouzi Bensaidi, Hicham Lasri… Je ne vais pas cracher dans la soupe, j’ai adoré jouer des personnages comme dans Lola : un jeune, un peu « séducteur »… mais j’aimerais m’essayer à des rôles plus sombres, voire décalés, poétiques !

20/20 : Est-ce qu’on te verra un jour derrière les caméras ?

Assâad : C’est quelque chose qui m’intéresse beaucoup, mais je voudrais d’abord pousser le bouchon le plus loin possible en tant que comédien afin de ne pas avoir de regrets. J’écris déjà, des idées de scénario, mais j’écris à mon rythme…Je ne suis pas encore prêt, je ne suis pas encore pleinement satisfait de mon parcours de comédien, j’ai encore du chemin à faire et pleins de choses à prouver et à apprendre ! J’ai une grande soif d’apprendre, j’écris des textes, je compose, je joue au piano et à la guitare un peu…C’est peut être l’âge ou le cap de la trentaine qui joue, mais j’ai besoin de faire pleins de choses avant d’entamer une deuxième mi-temps en tant que réalisateur ! (Sourire)

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